mercredi 2 mars 2016

Coeur de cerf, suite et fin


Voici donc, tel que prévu, ma soupe à l'orge et au coeur de cerf. Encore là, que des restes de tournage ou des légumes de mon jardin. C'est une soupe riche et goûteuse, parfaite pour un soir d'hiver.

Remarquez les gros haricots rouges, ronds comme des cocos. Ce sont des haricots True Red Cranberry que je laisse grimper le long de ma pergolas. Il s'agit d'une variété du Patrimoine qui était cultivée par les amérindiens avant même l'arrivée des premiers colons français. Le feuillage vert foncé est très décoratif et les cosses d'un beau blanc crémeux sont abondantes. Très facile à cultiver.

dimanche 28 février 2016

Mon cidre maison


Un des souvenirs les plus forts et les plus heureux de mon enfance, c'est quand nous volions des gorgées dans les bouteilles (vive les bouteilles à bouchon vissé!) de cidre maison que fabriquait, avec l'aide de quelques amis, le père de ma copine Nathalie. J'aimais le goût de cette boisson peu alcoolisée, rafraîchissante, au vague goût de pomme, mais surtout, j'aimais le fait que ce soit "fait maison". Quelques années plus tard, nous avons été autorisées à en boire de façon officielle et mon intérêt pour ce liquide doré s'est encore plus affirmé, tellement, qu'il y a maintenant presque 20 ans, j'ai commencé à en fabriquer moi-même. 

Fidèle à mes habitudes, j'expérimente beaucoup. Je fais des cidres tranquilles, avec ou sans sucre résiduel, ce qui m'a mené à faire aussi quelques tentatives de pasteurisation pour éviter les bouteilles qui explosent et les bouchons qui sautent (faits vécus), des cidres mousseux: perlants, bouchés (cidre Normand) et même plusieurs cuvées en méthode traditionnelle (là aussi ça a déjà pété!).

J'ai utilisé des jus déjà pressés à "cépage unique" et des assemblages. J'ai aussi, souvent, pressé mon propre jus à l'aide d'une belle presse en bois vintage qui marche du tonnerre, mais qui n'est pas vraiment l'idéal pour la santé de mon dos. Bref, je fais, bon an mal an, 3-4 cuvées différentes.

En 2014, suite à de longues heures passées à lire l'extraordinaire livre de Claude Jolicoeur traitant de cidrification maison (The new cider maker's handbook), j'ai été tentée par une nouvelle technique de pressage qui m'a, non-seulement donnée un jus d'une qualité exceptionnelle (un beau jus clair et rouge, dû à l'utilisation de pommes de la variété Empire), mais aussi fournie l'occasion de faire une première tentative de fermentation sur levures naturelles, donc sans sulfite ou autres additifs; que du jus! Travaillant depuis 3 ans avec des pommes Biologiques (provenant du Verger Bio d'Oka) je trouvais que ça valait le coup de tenter le tout pour le tout et de tenter de m'approcher de ce qui se fait du côté des vins natures.

Le résultat? Un cidre extraordinaire, tant par la couleur que par le goût, complètement hors des sentiers battus. Un cidre doré-rosé, avec un sucre résiduel bien présent et des arômes rappelant plus les vins oranges que le cidre de mon enfance.

Encouragée par mon succès de l'an dernier, je tente à nouveau l'expérience cette année, le jus est pressé et j'attends le début de la fermentation, je dirais, plutôt fébrilement; on a beau prendre tous les soins possibles, on n'est jamais à l'abri d'une bactérie néfaste qui pourrait ruiner notre travail. Tant que la fermentation dite primaire n'est pas bien amorcée, les risques sont omniprésents. Et la technique de pressage c'est quoi? Allons, il faut bien que je me réserve un peu de mystère non?

jeudi 25 février 2016

Coeur de cerf, la suite...


L'avantage ou le désavantage de vivre seul, c'est qu'en plus de me nourrir la plupart du temps de restants de tournage, je dois aussi manger mes propres restants; c'est comme des restes de restes que je transforme pour en faire de nouveaux restes; clair? En fait, parfois j'ai tellement de séquences à un reste que je ne me rappelle même plus quel était le plat originel.

Alors voici le coeur de cerf dans sa deuxième version: Ragoût de coeur de cerf aux chanterelles, légumes racines et chipotle. La version trois sera probablement une soupe à l'orge, coeur de cerf et topinambours.




mardi 23 février 2016

L'autonomie alimentaire




Ma nourriture quotidienne est, la plupart du temps constituée de 3 composantes: les aliments que j'ai cueillis (dans mon jardin ou dans la nature), des aliments que j'ai transformés et ... de restants de tournage. Alors que je m'apprêtais à manger mon repas d'hier, j'ai constaté que tout ce qui se trouvait dans mon assiette était exclusivement issu de ces 3 sources et je me suis dit que la déclinaison de cette assiette digne d'un bistro à la cuisine inventive, pouvait s'avérer amusante.


Ainsi, ci-haut (photo plus que moyenne et je m'en excuse), nous avons un steak de coeur de cerf grillé au beurre clarifié, garni de chanterelles à l'ail et d'oignons red marbles confits dans un bouillon de cerf. À côté, des pommes de terre en robe des champs  garnies de crème sûre et de ciboulette. Pour finir, une poêlée de haricots plats Gold Marie, jus et zeste de citron. Le tout servi avec un vin de raisins sauvages (vignes des rivages/vitis riparia) cueillis et vinifiés, de mes blanches mains.

Je crois que j'ai un petit creux...!

mercredi 17 février 2016

À la soupe!














À la recherche de nouvelles idées, je m'amuse dans la neige.

Ici, des légumes de mon jardin prennent un bain de soleil avant de passer à la casserole!