mardi 8 avril 2014

Faire ses semis: L'heure du sacrifice


Ainsi vos semis ont bien germés et bientôt le temps de les repiquer dans des pots de 4 pouces dans lesquels ils commenceront leur premier stade de croissance. Les premières vraies feuilles commencent à se former et les tiges se dressent, plus rigides chaque matin. Tous ces signes d'évolution vous indiquent que c'est le moments de choisir lequel des ces charmants petits plants sera sauvé et aura l'honneur et le privilège de trôner dans votre potager. Pour les autres, pas de chance, ils devront se sacrifier pour la pérénité. Rappelez-vous quand je vous aies dit de ne pas semer trop de graines dans une même cellule... En principe, si vos semences étaient neuves, vous devriez avoir le même nombre de plants qu'il y a eu de graines semées.



L'heure est donc venue de procéder au sacrifice et de couper les plants de trop. À l'aide d'une paire de ciseaux bien affûtée, il faut couper les plantules au ras du sol, en prenant bien soin de ne pas couper le plant qu'on aura choisi de conserver (une erreur de manipulation est si vite arrivée!). Pour éviter toute contamination, c'est une bonne idée de stériliser les lames de la paire de ciseaux avec, soit de l'alcool, de la solution d'aquin ou du vinaigre blanc.

Je sais, pour la vivre chaque année, que c'est une étape difficile et que c'est vraiment très tentant de séparer les plantules afin de multiplier le nombre de plants matures. Premièrement, en séparant les plants, vous abîmerez les racines de vos plantules, ce qui en ralentira la croissance. À terme, cette manipulation peut se solder en un retard significatif dans le mûrissement de vos premiers fruits, de quelques jours, voir même d'une semaine.

Deuxièmement, il vous faut prendre en compte qu'au mois de mai, vos plants prendront vraiment beaucoup plus de place qu'au stade de semis et qu'il vous faudra les gérer et les manipuler jusqu'au moment de les sortir dehors. Plus de plants, donc plus de terre, donc plus de pots, donc plus de plateaux pour les y déposer, donc plus de rames de néons pour les éclairer, donc plus de temps pour les arroser, tout ça sans compter qu'à moins que l'espace jardin dont vous disposez soit infinie, il vous faudra tôt ou tard leur trouver une place dans le potager.

Maintenant que vous vous êtes fait un coeur de pierre, il vous faut choisir quels plants couper. Parfois, toutes les plantules se valent et, dans une même cellule, vous en aurez 2 ou 3 bien solides, dotés d'une tige bien droite et couronnés d'un joli bouquet de premières vraies feuilles. Vous aurez beau les observer sous tous les angles, vous n'y verrez aucun signe vous imposant le choix de l'une ou l'autre des plantules; il faudra, malgré tout, vous décidez à couper. D'autres fois, c'est plus évident, un seul plant semble digne d'être conservé, il est plus grand, plus fournis, plus solide, plus vert et c'est sans regret qu'on coupera les autres pour lui laisser toute la place. C'est un peu la loi de la jungle où c'est immanquablement le plus fort qui gagne, mais dites vous que c'est, finalement, pour votre bien... 

Alors à vos ciseaux!

La suite: Petit traité (simple, simple, simple) de morphologie végétale.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire