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lundi 31 décembre 2012

Et qu'est-ce qu'on récupère?

Des beaux 2 X 4 de 7-8-9-10 et même 11 pieds, droits comme des piquets
On récupère du bois, mais contrairement à ce que je croyais au début, on ne récupère pas seulement des planches, mais aussi des 2 X 4, beaucoup de 2 X 4 et de toutes les grandeurs. De plus, puisque les palettes sont d'ordinaire assemblées avec du bois vert, les morceaux, peu importe leur longueur, sèchent super droits. Ça à l'air d'un détail, mais ça facilite la vie pour monter un mur droit.

Pour ce qui est des planches, elles vont de 3 pouces à plus de 6 pouces, pas toujours droites, pas toujours régulières non-plus, mais l'abondance est telle, qu'on peut choisir. On enlève les clous à l'aide d'une pince arrache-clou, d'un pied de biche ou d'un marteau à oreilles, en alternant constamment de l'un à l'autre, selon la nature des clous. C'est long, parfois très difficile, mais ça se fait. Le plus dur, c'est que certaines palettes sont assemblées avec des clous à palettes, qui sont, en fait, des clous au centre desquels on a enroulé un fil de laiton. En les clouant, le fil éclate dans le bois pour former un faisceau d'hameçons indécrochables; avec le temps, on comprends comment les arracher, mais c'est pas super bon pour le dos...

Ça fait que là, la pile de planches ci-dessous doit être débarrassée de ses clous et que c'est maintenant que ça se passe...Alors tourlou!
Des lattes étroites, tout juste récupérées, qui attendent d'être débarrassées de leur nombreux clous



dimanche 30 décembre 2012

Ça sent la fin!

Les supports à vin sont tous posés; ça sent la fin...
 Des heures et des heures de travail, mais aussi des trésors d'imagination et de la patience, beaucoup de patience. Si on compte que le dernier mur, celui avec les casiers de bois a été entièrement défait pour être remonté le lendemain, on peut dire que ma patience à vraiment été mise à dure épreuve.

Aujourd'hui, le travail est presque terminé, mes bouteilles et tout ce que se réfère au vin y a été transféré et il me reste à finir l'autre côté du mur de gauche, qui donne sur ma future chambre d'invité.

Je suis hyper satisfaite de l'ensemble, avec ses défauts et ses qualités, sans compter son côté rustique très réussis. Je compte d'ailleurs poursuivre l'aventure pour le reste de la cave, du moins, en partie, parce que sur un point économique, c'est très rentable et sur un point environnemental, encore plus! malgré tous ces avantages, mon corps me dit de slaquer un peu si je veux être en mesure de jardiner le printemps venu...à suivre...
Le mur d'entrée m'a donné beaucoup de fil à retordre, mais le résultat est vraiment satisfaisant!



lundi 17 décembre 2012

Parlons isolation

Panneaux de polystyrène extrudé fixés avec de la mousse d'uréthane
Je sais, parler d'isolation, c'est pas-mal mois sexy que de présenter le résultat fini, mais puisque j'ai du chercher longtemps de l'info sur le sujet, sans rien trouver de très précis, j'ai décidé de mettre un petit topo sur la technique que j'ai appliquée. Le temps me dira si j'ai fait le bon choix...

J'avais en stock de la laine minérale (4 pc et 6 pc) ainsi que des panneaux de polystyrène extrudé (bleu et rose), tous récupérés de mes rénovations précédentes. L'idée d'une cave à vin, c'est que la fraîcheur doit rester dedans hiver comme été, donc, il faut isoler tout autour et, quel que soit le matériaux utilisé, c'est important qu'il soit un rempart contre l'humidité ambiante. Les panneaux sont naturellement imperméables (on peut s'en servir comme pare-vapeur à la condition qu'ils aient un minimum de 2 pouces d'épaisseur), mais, pour être vraiment étanches, c'est une bonne idée de les fixer à l'aide d'un boudin d'uréthane sur leur pourtour; ça rend l'ensemble plus solide et donc, plus étanche. Aussi, puisque mes panneaux n'étaient pas neufs, je me suis servie de cette mousse (à expansion minimale) pour fixer différents morceaux entre eux, formant des panneaux rigides et uniformes à partir de plusieurs pièces distinctes.

Pour ce qui est de la laine, l'application d'un boudin de scellant acoustique (noir) sur le pourtour du polythène, garantie une belle étanchéité, protégeant ainsi la laine de l'humidité et d'une éventuelle altération par cette dernière.

Pour ce qui est du plafond, j'ai aussi opté pour les panneaux rigides, posé directement sur les solives, puis recouverte de planches vissées. Je conserve des doutes sur cette méthode, mais si on essaie pas, on ne sait pas... En fait, le plafond est ce qui a été le plus difficile à faire à ce jour, donc, j'espère vraiment que mon concept donnera des résultats probants. En tout cas, je sais qu'il n'y a aucune chance que l'humidité atteigne les solives, ce qui risquerait de créer un environnement propice à la prolifération de moisissures qui éventuellement pourraient se transmettre au reste de la maison en traversant le plancher de bois franc du rez-de-chaussé. Seulement, je crains que des spores de champignons se logent entre le polystyrène et le bois, le dégradant tranquillement mais sûrement, sans compter que leur présence est un sérieux contaminant pour l'air ambiant. De nouvelles lectures me confirme que ma méthode est bonne, mais c'est le temps qui me dira...

À suivre...

Isolation à la laine minérale, protégée par un polythène de construction




mardi 11 décembre 2012

Le bois: Ma matière première

 
Ma cour à bois
Pas évident à regarder ma cour, que je vais réussir à faire quelque chose de bien avec ce foutoir! La plupart des gens n'y verrait qu'un tas de bois de mauvaise qualité, hirsute de clous de toutes provenances et de tous formats. Pourtant, c'est à-même cette matière première que je vais chercher mon inspiration. Chaque planche a sa personnalité, sa signature propre. Pour les assembler de façon harmonieuse, il faut tenir compte de leur couleur, de leur texture, du grain du bois, de l'épaisseur des planches, mais aussi du nombre et de la longueur des morceaux disponibles. C'est un travail d'artisan, qui se fait dans le calme et la patience. Il faut choisir, couper, ajuster, rectifier le tir et parfois même recommencer. Le résultat? Voyez par vous-même, mais personnellement, je suis soufflée!

Le premier mur presque fini; spectaculaire!



dimanche 9 décembre 2012

Ma première porte...

Voici l'espace de départ; la porte s'en ira à gauche...

C'est bien beau vouloir se construire une cave à vin, mais il y quelques principes à respecter; la température se doit d'être stable (autour de 12 degrés Celcius) hiver comme été, le taux d'humidité doit être maintenu en haut de 50% et l'obscurité se doit d'être totale. Ces quelques principes bien assimilés, on comprend bien que ça nécessite une pièce fermée, donc, qu'il nous faudra avoir une porte qui ferme... et qui ouvre aussi; ne riez pas, c'est moins évident que ça en a l'air.

Après moultes réflexions, j'ai fini par déterminer que j'étais mieux de poser ma porte du côté de ma salle de vinification (pour les curieux, je ne fais pas de vin, mais du cidre et pour les puristes, je pourrais aussi dire cidrification). Cette décision implique donc que je ménage une ouverture dans la cloison que j'ai montée au mois de janvier dernier. Grand bien me fasse, j'avais fini cette pièce avec des panneaux de plywood 1/2 que j'avais vissé directement dans les montants, ce qui veux dire qu'une fois les vis retirées, j'ai pu tout démonter comme dans un jeu de mécano.

L'ouverture faite et le cadre de base assemblé, la finition m'a demandé une certaine dose d'imagination. Puisque je travaille avec des matériaux récupérés, donc imparfaits, mettre de niveau et faire une finition digne de ce nom s'est avérée une aventure qui m'a mangé toute une journée.  En fait, ça a prit 2 jours pour faire le cadre, assembler les différentes partie du chambranle et faire la finition, sans oublier la pose de la porte qui, je dois l'avouer, a poussé ma proverbiale patience dans ses derniers retranchements. La porte, pourtant toute petite, dois peser pas loin de 80 livres; bonjour les gros muscles et les astuces pour qu'elles tienne toute seule pendant que je monte dans l'escabeau...

Maintenant, la porte est posée et je vais aux 2 jours défaire des palettes, parce que c'est un travail tellement violent, qu'il me faut prendre une journée pour m'en remettre.
Ma super porte, achetée à l'éco-centre pour la modique somme de $ 30, avec poignée et pentures.



vendredi 7 décembre 2012

Une cave à vin en bois de palettes

Mon terrain de jeu!

 Je commence ici ma série sur la construction de ma cave à vin à partir de matériaux récupérés, incluant des matériaux provenant de mes rénovations précédentes. Les seuls éléments que je me permets d'acheter sont: Des vis, des clous et autres quincailleries, incluant des outils, ainsi que de la peinture (pour faire joli) et 3 cannes d'uréthane. Pour le reste, voici mon terrain de jeu; une montagne de palettes s'allongeant dans la cour arrière d'un importateur non-loin de chez-moi. Sa cour, environnementalement parlant, est un désastre, mais pour des récupérateurs comme moi, c'est le Pactole! Des palettes de tous âges, de tous formats et matériaux; du pin, de l'épinette, du chêne et même un bois rose qui rappelle le pin rouge, mais au grain serré, lourd comme de la roche.

Pas une mince affaire de démonter des palettes. Certaines sont bâties comme un pont et, mis-à part qu'elles pourraient m'être utiles pour d'autres usages, je ne m'y essaie même pas. D'autres, plus conciliantes, se laissent déclouer sans trop d'opposition.

Premièrement, ils faut les repérer selon la couleur, le motif et l'usure, les sortir du tas pour enfin s'y attaquer. Parfois ça marche, parfois ça chie, ça casse ou ça reste cloué d'un seul bloc malgré tous mes efforts. Mes outils de prédilection sont: ma petite masse de 5 livres, mon gros pied de biche et ma scie ronde, tout en gardant à portée de main 2 marteaux de charpentier et quelques pinces, coupantes ou non, selon l'usage et les besoins. À cela, j'ai ajouté un ciseau de maçon, qui coupe les clous avec une facilité désarmante.

En plus des planches du fond, parfois larges, parfois étroites, on peut aussi prélever les montants qui, une fois débarrassés de leurs clous, font de beaux 2 X 4 de 3 ou 4 pieds. J'ai aussi trouvé des palettes doubles desquelles j'ai pu prélever des 2 X 4 de 8 pieds, étonnement droits, qui formeront la structure du mur Sud de la cave, les autres cloisons étant déjà construites.

Alors, allons-y pour l'aventure!

Ça c'est mon camion de service avec la montagne de palettes derrière.