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mardi 11 décembre 2012

Le bois: Ma matière première

 
Ma cour à bois
Pas évident à regarder ma cour, que je vais réussir à faire quelque chose de bien avec ce foutoir! La plupart des gens n'y verrait qu'un tas de bois de mauvaise qualité, hirsute de clous de toutes provenances et de tous formats. Pourtant, c'est à-même cette matière première que je vais chercher mon inspiration. Chaque planche a sa personnalité, sa signature propre. Pour les assembler de façon harmonieuse, il faut tenir compte de leur couleur, de leur texture, du grain du bois, de l'épaisseur des planches, mais aussi du nombre et de la longueur des morceaux disponibles. C'est un travail d'artisan, qui se fait dans le calme et la patience. Il faut choisir, couper, ajuster, rectifier le tir et parfois même recommencer. Le résultat? Voyez par vous-même, mais personnellement, je suis soufflée!

Le premier mur presque fini; spectaculaire!



dimanche 9 décembre 2012

Ma première porte...

Voici l'espace de départ; la porte s'en ira à gauche...

C'est bien beau vouloir se construire une cave à vin, mais il y quelques principes à respecter; la température se doit d'être stable (autour de 12 degrés Celcius) hiver comme été, le taux d'humidité doit être maintenu en haut de 50% et l'obscurité se doit d'être totale. Ces quelques principes bien assimilés, on comprend bien que ça nécessite une pièce fermée, donc, qu'il nous faudra avoir une porte qui ferme... et qui ouvre aussi; ne riez pas, c'est moins évident que ça en a l'air.

Après moultes réflexions, j'ai fini par déterminer que j'étais mieux de poser ma porte du côté de ma salle de vinification (pour les curieux, je ne fais pas de vin, mais du cidre et pour les puristes, je pourrais aussi dire cidrification). Cette décision implique donc que je ménage une ouverture dans la cloison que j'ai montée au mois de janvier dernier. Grand bien me fasse, j'avais fini cette pièce avec des panneaux de plywood 1/2 que j'avais vissé directement dans les montants, ce qui veux dire qu'une fois les vis retirées, j'ai pu tout démonter comme dans un jeu de mécano.

L'ouverture faite et le cadre de base assemblé, la finition m'a demandé une certaine dose d'imagination. Puisque je travaille avec des matériaux récupérés, donc imparfaits, mettre de niveau et faire une finition digne de ce nom s'est avérée une aventure qui m'a mangé toute une journée.  En fait, ça a prit 2 jours pour faire le cadre, assembler les différentes partie du chambranle et faire la finition, sans oublier la pose de la porte qui, je dois l'avouer, a poussé ma proverbiale patience dans ses derniers retranchements. La porte, pourtant toute petite, dois peser pas loin de 80 livres; bonjour les gros muscles et les astuces pour qu'elles tienne toute seule pendant que je monte dans l'escabeau...

Maintenant, la porte est posée et je vais aux 2 jours défaire des palettes, parce que c'est un travail tellement violent, qu'il me faut prendre une journée pour m'en remettre.
Ma super porte, achetée à l'éco-centre pour la modique somme de $ 30, avec poignée et pentures.