mercredi 13 avril 2016

Ail!

Voilà qu'enfin, l'ail pointe le bout de son nez dans le printemps naissant...Elle est pas belle la vie!

mardi 12 avril 2016

Oignons égyptiens

Chaque printemps je m'étonne de constater combien les oignons égyptiens sont indispensables dans un jardin. La neige à peine fondue, les voilà prêts à garnir mes plats de leur longues queues vertes et savoureuses. Faciles d'entretien, il s'agit simplement de mettre quelques bulbilles en terre pour pouvoir en récolter à satiété pour l'éternité. Non seulement peut-on les récolter d'avril à décembre, mais on peut aussi les récolter à chaque stade de croissance. Très autonome, si on ne les limite pas dans leurs ardeurs, ils se multiplies dans tous les sens grâce aux bulbilles aériens qu'ils produisent en quantité. Heureusement, ces bulbilles sont comestibles, tout comme le reste de la plante, et on peut en faire des marinades fort intéressantes, sans compter qu'ils remplacent parfaitement les oignons perle dans toutes les recettes.

À ne pas oublier sur votre liste d'achat ce printemps!




mardi 22 mars 2016

Dernières betteraves 2015

Malgré le printemps qui se pointe discretement le bout du nez, force est d'admettre que je ne manque toujours pas de légumes de mon jardin. Bien qu'il m'en reste encore une belle variété, c'est aujourd'hui que je mange mes dernières betteraves rouges, sous forme de salade, dont voici la recette.

Salade de betteraves rouges

2 t. (500 ml) de betteraves rouges cuites, coupées en dés
½ c. à thé (2,5 ml) de cannelle moulue
½ c. à thé (2,5 ml) cumin concassé
1 ½ c. à soupe 22,5 ml) de vinaigre à la mûre ou à la framboise
1 c. à soupe (15 ml) de jus de citron
2 c. à soupe (30 ml) de basilic frais ou 2 c. à thé (10 ml) de pesto de basilic
1 c. à soupe (15 ml) de ciboulette hachée
1 c. à soupe (15 ml) d’huile d’olive
1 c. à thé (5 ml) d’huile de noix ou de cameline
1 c. à soupe (15 ml) de sirop d’érable (facultatif)
Sel et poivre

Préparation :

Déposer tous les ingrédients dans un saladier, sauf le sirop d’érable. Bien mélanger.
Laisser reposer pendant 30 minutes à température pièce.
Bien remuer, goûter et ajouter le sirop d’érable au besoin. L’ajout de sirop d’érable peut-être nécessaire pour les dernières betteraves qui peuvent être un peu plus amères.

Se conserve une semaine au frigo en prenant soins de la laisser tempérer avant de servir. Se bonifie avec le temps.


mercredi 2 mars 2016

Coeur de cerf, suite et fin


Voici donc, tel que prévu, ma soupe à l'orge et au coeur de cerf. Encore là, que des restes de tournage ou des légumes de mon jardin. C'est une soupe riche et goûteuse, parfaite pour un soir d'hiver.

Remarquez les gros haricots rouges, ronds comme des cocos. Ce sont des haricots True Red Cranberry que je laisse grimper le long de ma pergolas. Il s'agit d'une variété du Patrimoine qui était cultivée par les amérindiens avant même l'arrivée des premiers colons français. Le feuillage vert foncé est très décoratif et les cosses d'un beau blanc crémeux sont abondantes. Très facile à cultiver.

dimanche 28 février 2016

Mon cidre maison


Un des souvenirs les plus forts et les plus heureux de mon enfance, c'est quand nous volions des gorgées dans les bouteilles (vive les bouteilles à bouchon vissé!) de cidre maison que fabriquait, avec l'aide de quelques amis, le père de ma copine Nathalie. J'aimais le goût de cette boisson peu alcoolisée, rafraîchissante, au vague goût de pomme, mais surtout, j'aimais le fait que ce soit "fait maison". Quelques années plus tard, nous avons été autorisées à en boire de façon officielle et mon intérêt pour ce liquide doré s'est affirmé, tellement qu'il y a maintenant presque 20 ans, j'ai commencé à en fabriquer moi-même. Faire son cidre (ou son vin) n'est pas une mince affaire, puisqu'on n'a pas beaucoup de contrôle sur plusieurs parties du processus. On a beau faire attention, y porter les plus grands soins, on a aucune garantie sur le résultat final.

Fidèle à mes habitudes, j'expérimente beaucoup. Je fais des cidres tranquilles, avec ou sans sucre résiduel, ce qui m'a mené à faire aussi quelques tentatives de pasteurisation pour éviter les bouteilles qui explosent et les bouchons qui sautent (faits vécus), des cidres mousseux: perlants, bouchés (cidre Normand) et même plusieurs cuvées en méthode traditionnelle (là aussi ça a déjà pété!).

J'ai utilisé des jus déjà pressés à "cépage unique" et des assemblages. J'ai aussi, souvent, pressé mon propre jus à l'aide d'une belle presse en bois vintage qui marche du tonnerre, mais qui n'est pas vraiment l'idéal pour la santé de mon dos. Bref, je fais, bon an mal an, 3-4 cuvées différentes.

En 2014, suite à de longues heures passées à lire l'extraordinaire livre de Claude Jolicoeur traitant de cidrification maison (The new cider maker's handbook), j'ai été tentée par une nouvelle technique de pressage qui m'a, non-seulement donnée un jus d'une qualité exceptionnelle (un beau jus clair et rouge, dû à l'utilisation de pommes de la variété Empire), mais aussi fournie l'occasion de faire une première tentative de fermentation sur levures naturelles, donc sans sulfite ou autres additifs; que du jus! Travaillant depuis 3 ans avec des pommes Biologiques (provenant du Verger Bio d'Oka) je trouvais que ça valait le coup de tenter le tout pour le tout et tenter de m'approcher de ce qui se fait du côté des vins natures.

Le résultat? Un cidre extraordinaire, tant par la couleur que par le goût, complètement hors des sentiers battus. Un cidre doré-rosé, avec un sucre résiduel bien présent et des arômes rappelant plus les vins oranges que le cidre de mon enfance.

Encouragée par mon succès de l'an dernier, je tente à nouveau l'expérience cette année, le jus est pressé et j'attends le début de la fermentation, je dirais, plutôt fébrilement; on a beau prendre tous les soins possibles, on n'est jamais à l'abri d'une bactérie néfaste qui pourrait ruiner notre travail. Tant que la fermentation dite primaire n'est pas bien amorcée, les risques sont omniprésents. Et la technique de pressage c'est quoi? Allons, il faut bien que je me réserve un peu de mystère non?