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mercredi 19 mars 2014

Faire ses semis: L'installation de base

Une installation pratique, performante et économique


Hé oui,  même si mère nature prends son temps pour nous annoncer le printemps, le temps des premier semis est bel et bien arrivé! 

Mais avant de vous lancer à corps perdu dans cette aventure, il est important de prendre le temps de bien vous installer et d'avoir un équipement adéquat entre les mains. Bien sûr, c'est toujours possible de faire des semis sur le rebord d'une fenêtre orientée plein-Sud, mais je dois dire que je ne crois pas que ce soit l'idéal. Premièrement, parce que le nombre d'heures d'ensoleillement y est limité à ce temps-ci de l'année et deuxièmement parce-que tôt ou tard, les plants se faisant de plus en plus gros (c'est l'objectif!), l'espace finira par manquer.


lundi 25 mars 2013

C'est le temps de...

Voilà le temps venu de faire vos semis de poivrons, de piments, d'oignon et de céleri-rave. Bien oui, c'est tôt, mais le fait de prendre un peu d'avance avec ces trois familles de légumes vous donnerons la chance d'avoir une belle récolte (2 ou 3 dans le cas des poivrons), avec des légumes d'une belle grosseur. Bien sûr, c'est possible d'acheter vos plant déjà prêts, semés et entretenus par des mains expertes et bienveillantes, mais rien ne vous garantie que vous trouverez les variétés que vous souhaitez faire pousser au cours de l'été. Attention, il faut faire vite! Les miens sont déjà en terre depuis plus d'une semaine, alors oui, je le confesse, je suis un peu en retard pour écrire mon billet....Ce qui ne veut pas dire qu'il soit trop tard, par-contre, il faudrait faire vite et semer dans les jours qui viennent.

Piment Goria, dit piment d'Espelette; un piment à croissance rapide et à rendement exceptionnel.

En ce qui a trait aux autres solonacées, certains préconisent de les semer dès aujourd'hui, mais aux cours des ans, j'ai remarqué que les plants de tomates indéterminés avait tendance à trop s'allonger au cours du mois de mai, cela rendant les plants plus difficiles à manipuler. Si le mois de mai est beau et sec, cette poussée de croissance est, bien entendu, la bienvenue, mais si le mauvais temps retarde la date de plantation de plusieurs jours (plus de 2 semaines aux printemps 2011 et 2012), ces longues tiges assoiffées de lumières peuvent représenter un réel dilemme pour le jardinier. Ainsi, je procéderai à mes semis de tomates et d'aubergines à la fin  mars, question de me simplifier la vie, sans toutefois repousser de façon significative la date de récolte de ma première tomate.


vendredi 8 février 2013

Fête des semences

Plants de tomates à 6 jours
Pour ceux qui ne pensent pas encore au jardinage, sachez que c'est le temps d'acheter vos semences! En effet, le jardin botanique de Montréal tient sa Fête Des Semences samedi et dimanche prochain, soit les 9 et 10 février 2012. Bien sûr, ce n'est pas encore le temps de semer à l'extérieur, mais dans moins d'un mois ce sera le temps de faire vos semis d'oignons et de poivrons, suivis de près par tous les autres solanacées (tomates, aubergines, etc.).

Alors, tous à vos planificateurs de jardin, à vos plans et à vos semenciers, c'est le temps d'y penser, parce que le jardinage urbain, ça commence maintenant!



samedi 16 avril 2011

Oignons égyptien

Encore sur le thème de l'oignon...

L'oignons égyptien est sans contredit mon ami, si ce n'est parce qu'il est hâtif et, à peu de chose près, sans entretien. Aussi appelé oignon éternel et, à juste titre dans la langue de Shakespeare, the walking onion (l'oignon qui marche), cet oignon fait le plaisir des jardiniers paresseux.


Premièrement, il vous faut trouver quelques bulbilles (pour les personnes intéressées, j'en ai) que vous planterez bien espacés, tôt au printemps, dans un coin isolé du jardin.
Ensuite, il faut laisser le temps faire son oeuvre et après quelques semaines, vous verrez apparaitre un faisceau de tiges vertes, que vous pourrez récolter, question d'aromatiser les premières salade du printemps.
Ensuite, une tige ronde et rigide fera son apparition (une par oignonnet), ou bout de laquelle apparaitront rapidement des bouquets de bulbilles, semblables des oignons à mariner, eux aussi bien comestibles, en autant qu'on ait la patience de les peler...
La hampe florale s'allongera, les bulbilles prendront du volume et donc du poids qui, aidé par la loi de la gravité, finiront par briser la tige qui les portent pour tomber à une trentaine de centimètres du bulbe mère.
À ce moment, si l'espace le permet, on les laisse s'étendre, sinon, il faudra les récolter, question de limiter l'envahissement. Cette étape se fait quand on en à le temps; rien ne presse, l'oignon égyptien est non-seulement autonome, mais aussi très patient.
En septembre, quand toutes les hampes florales sont cassées et commencent à sécher, vous pouvez récolter les plants-mères, qui ressemblent à s'y méprendre à des échalotes cuisses de poulet que vous pourrez consommer comme des oignons nouveaux.
À leur place, vous replanterez d'autres oignonnets qui, en principe, pointeront leurs premières tiges tendres avant la fin de l'automne.
Si vous laisser les plants-mère en terre, ces derniers, comme des échalotes françaises, se sépareront en 2, parfois en trois et ce, année après année, jusqu'à former une masse compacte d'oignons matures intiment imbriqués. Un cycle de 2 ans est probablement la meilleure option pour obtenir de beaux oignons tout en investissant le moins de temps possible.

Ainsi, la question persiste; pourquoi diantre est-ce que je continue à vouloir faire poussez d'autres variétés d'oignons?

Notes:

La photo représente un oignon (pas un oignonnet), plantés au hasard d'une plat-bande au cours de l'été dernier. Visiblement l'oignon s'est séparé en trois; le temps de la récolte a peut-être sonné.





lundi 11 avril 2011

Pourquoi l'ocra?

Je l'ai déjà dit, c'est suite à un tournage sur le Moyen-Orient avec Curieux, que j'ai décidé de me lancer dans la culture de l'ocra. Ça faisait déjà 2 ou 3 ans que l'idée me trottait dans la tête, mais le goût et la texture ne m'emballant tellement pas, que même les hauts plants aux magnifiques fleurs jaune pâle à coeur fushia de mes voisins Philippins, ne parvenaient pas à me convaincre.

Mais là, c'est différent depuis que j'ai découvert ce ragoût d'ocra au citron et à la coriandre qui me fait saliver depuis le mois d'août dernier. En fait, j'y ajouterais bien quelques tomatillos pas trop mûrs et peut-être même quelques feuilles de coriandre vietnamienne, mais même tel-quel, c'est la vivacité et la fraîcheur garantie!

Mais pourquoi encore hésiter ? C'est que les plants d'ocras sont en fait des buissons au feuillage large et abondant, pouvant atteindre plus de 1 mètre sous nos latitudes (autour de 3 sous les tropiques), ce qui en fait des sources d'ombre potentielles pour les autres cultures en plus d'êtres de grands dévoreurs d'espace-jardins.

Mais pourquoi avoir finalement changé d'idée? Parce que j'ai décidé de transférer tous mes cucurbitacées sur mon grand toit plat (assurément le sujet de plusieurs autres topos à venir), ce qui, comme par magie, m'a libéré plusieurs mètres carrés d'espace-jardin.

Alors voilà le résultat des semis à ce jour. Malgré un maigre rendement (50 % de taux de germination), me voici devant des pousses aux feuilles charnues qui rappellent celles des capucines ou même de certaines hypomées.

À suivre...


dimanche 10 avril 2011

À pleurer!

Chaque année j'hésite et je me convainc que cette fois c'est la bonne, puis je me risque à nouveau à la culture de l'oignon. Malheureusement, bien avant la récolte, je regrette ma décision (ou mon étourderie) et je me jure qu'on ne m'y reprendra plus.

J'ai tout essayé, les semis en caissettes (en terreau ou en vermiculite) à la fin février, puis en mars, les semis direct en avril ou en mai, rien n'y fait, j'en fini toujours avec des résultats décevants, suite à une guerre sans merci contre les maladies et les insectes ravageurs.

Encore cette année, me voici en plein questionnement, malgré l'apparition de ces si touchantes petites pousses. Jolies, oui, mais déjà, elles s'inclinent et piquent du nez pour une raison qui me reste inconnue. Une fonte des semis circonscrite, un taux d'humidité ou d'acidité inconvenant, je n'en ai aucune idée, mais chose certaine, mes échalotes françaises en arrachent alors que le reste des mes plantations se portent bien.

Bien que je sais que je vais encore pousser l'expérience jusqu'au bout et mettre en terre des fils chétifs qui n'auront d'autres choix que de faire ce qu'ils peuvent, cette fois ci, je m'en fais le serment, on ne m'y reprendra plus!

samedi 2 avril 2011

À peine quelques jours de vie et pourtant déjà pleines de promesses

Voici que j'entame aujourd'hui mon projet semis, au cours duquel je décrirai de jour en jour le long et patient processus que représente la production de plants potagers à partir des semences.

Il y a à peine 6 jours que j'ai mis mes semences en terre que déjà, un lot de petites pousses vertes à la tige fragile et tendre, s'étire vers la lumière. Impatients, les semis de tomates sont les premiers sur la ligne de départ, suivrons ensuite les aubergines, puis les poivrons.

Une première cette année, des okras (aussi appelé gumbos) prendront place dans le potager, suite à un coup de coeur pour une recette que j'ai eu le plaisir de découvrir dans le cadre d'un tournage sur le Moyen-Orient avec Curieux Bégin. Les semis se font aussi à cette période de l'année et déjà une première semence menace de sortir de terre.

Pour ce qui est des céleri-raves, ces lambins qui prennent parfois jusqu'à 3 semaines avant de se montrer le nez et qui garde cet in-ter-mi-na-ble rythme de croissance jusqu'à leur mise en terre à la mi-mai, je reste calme et sereine, évitant ainsi de me faire du mauvais sang à force de les regarder ne pas germer. À peine sortiront-ils de terre, que les plants de tomates dépasseront amplement les 10 centimètres.

À suivre...

Notes Techniques:

Substrat de semence:
Terreau d'empotage Mikes Biologique, allégé par l'ajout d'un tiers de perlite et enrichi de farine de crabe.

Matériel utilisé:Serres de semences conventionnelles, divisées en 6 insertions de 6 cellules.
Tapis chauffants en continu.
Éclairage par rampe de néons, 14 heures par jour.

Traitement préventif:
Vaporisation aux 3 jours avec une solution d'eau et de bicarbonate de soude (1/2 c. à thé pour 1 litre d'eau).